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samedi 28 février 2009

:: Fin du carnaval ?

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:: Fin du carnaval ?

:: Nouveaux records, ... sans précédents !

Fannie Mae annonce une perte de 58,7 milliards de dollars en 2008.
Le groupe américain de crédit hypothécaire a précisé qu'il totalisait pour 119,2 milliards de dollars (environ 93,7 milliards d'euros) de prêts en défaut de paiement au 31 décembre 2008.

Sur l'exercice 2008, Citigroup, l'un des tout premiers groupes bancaires américains, affiche désormais une perte nette de 27,7 milliards de dollars.
L'action Citigroup chute de plus de 41%, à 1,45 dollar, à l'ouverture de la séance à New York, ce vendredi 27/02/2009.
Le groupe bancaire américain a déjà reçu environ 45 milliards de dollars d'aide, et une garantie du Trésor américain à hauteur de 300 milliards. Une nouvelle aide, de l'ordre de 25 milliards de dollars, augmenterait la participation de l'Etat US, à 36% du capital.
On parle de plus en plus de nationalisations, temporaires, le temps de se refaire, sans doute, une santé sur le dos des contribuables.

L'assureur américain AIG, qui devrait publier lundi 2 mars une perte annuelle abyssale, espère être sauvé une nouvelle fois par Washington, qui détient environ 80% de son capital, en peau de chagrin. Il a déjà reçu quelque 150 milliards de dollars, et réclame 60 milliards de dollars, de toute urgence...
Et sinon ? Vous avez dit aie ! colossal, gouffre sans fond, débâcle généralisée, faillite totale ?

Le groupe britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a affiché une perte nette part du groupe de 24,1 milliards de livres soit 27 milliards d'euros pour 2008. L'Etat britannique a déjà pris 70% de son capital, mais la direction de la banque a prévenu que malgré ce soutien, elle n'excluait pas la nécessité d'une nationalisation totale.

Le groupe bancaire de la Lloyds LBG aurait perdu quelque 10 milliards de livres britanniques, ou presque, dans le rachat de HBOS.
Heureusement, si l'on peut dire, les Britanniques disposent d'un plan d'assurance des actifs bancaires douteux.
Le plan de protection lancé jeudi par le Trésor britannique devrait au total permettre d'assurer pour plus de 500 milliards de livres d'actifs. Douteux.

Bien évidemment, ce n'est qu'une toute petite partie visible de la Bérézina, de la débâcle en cours. Derrière les chiffres, désastreux, des vies humaines, du chômage et de la misère.
La vieille règle du capitalisme, privatiser les profits, nationaliser les pertes, est toujours d'actualité, visiblement.
On voit aussi combien ça va coûter au monde entier, et ce n'est pas une bonne nouvelle, loin de là.


General Motors, le constructeur automobile, a bouclé l'année 2008 avec 30,8 milliards de dollars de pertes.

Opel a besoin de 3,3 milliards d'euros d'aide publique, pour poursuivre son activité.
Quelque 25.000 emplois en Allemagne sont menacés.
Les autres constructeurs automobiles sont dans le même bateau, - en France, Renault et PSA ont déjà obtenu des confortables subsides, 3 milliards d'euros chacun, une bagatelle, - sans oublier la prime à la casse, censée limiter les dégâts.

UBS : Oswald Grübel, pour un salaire annuel de 2 millions d'euros, devient le patron de l'Union de Banques suisses.
On parle de fusion avec le Crédit Suisse.
Ces deux banques gèrent quelque 1000 milliards d'euros d'avoirs privés, à elles deux. Youpie !

Le PDG d'Eiffage, groupe de BTP, réduit sa rémunération globale à la modeste somme de 1,6 million d'euros en 2009, soit 10 % de moins qu'en 2008.
Ah ! Bon... On applaudit la performance.

Pour mémoire, la valeur actuel du smic, le salaire minimum mensuel est de 1037,53 euros, - chiffre INSEE net mensuel, base 151, 67 heures...
12.444 euros, c'est le salaire net annuel correspondant.
http://www.indices.insee.fr/


La perte historique enregistrée par la vénérable Caisse d'épargne dépasserait la modique somme de 2 milliards d'euros en 2008, tandis que le groupe Banque populaire affiche "seulement" 468 millions d'euros de pertes, toujours sur 2008.

La fusion des Banques populaires et de la Caisse d'épargne, (en difficultés grâce à Natixis, près de 3 milliards d'euros de perte), entre autres déboires, offre un poste à l'ancien secrétaire général-adjoint de l'Elysée, François Pérol, - c'est sans doute ce qui s'appelle une pantoufle dorée, qui ne pose aucun problème à la commission de déontologie de la Fonction publique, puisqu'elle n'a pas eu le loisir de s'exprimer sur la question.

Ces deux établissements, en théorie mutualistes, ne peuvent pas refuser le petit cadeau de l'Etat, une souscription de 5 milliards d'euros, et le haut fonctionnaire qui va avec.
L'heureux personnage touchera les émoluments afférents à ses fonctions, président du directoire de la CNCE et directeur général de la BFBP, et président de Natixis, sans doute, avant qu'une loi n'autorise, après coup, la fusion. Ben voyons !
Félicitations à l'heureux gagnant. Et à tous ses amis, ravis.

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Le groupe franco-belge Dexia a perdu plus de 3,3 milliards d'euros, et la crise financière lui aurait coûté 5,8 milliards d'euros en 2008.


● Le taux de chômage dans la zone euro a encore augmenté en janvier pour atteindre 8,2%, soit 13,036 millions de personnes sans emploi.
250 000 nouveaux chômeurs en janvier, et la récession ne fait que commencer.
Quant à l'emploi en France, la situation est pire, malgré les bonnes paroles, nous avons 2,2 millions de demandeurs d'emploi,
90 000 chômeurs
de plus en janvier, le chômage a augmenté de 10% en 2008, et on s'attend à pire en 2009. Un grand bravo.

Impôt sur la fortune, rapport en baisse, sur l'année 2008.
Grâce notamment au fameux "paquet fiscal", la collecte de l'impôt de solidarité sur la fortune a diminué sensiblement en 2008.
Quelque 565.966 foyers ont payé l'ISF, ceux déclarant plus de 770.000 euros (sur 33 millions de contribuables),
ce qui a rapporté 3,81 milliards d'euros en 2008, contre 4,03 milliards en 2007, selon des chiffres communiqués lundi par le ministère du Budget. Vous avez dit cadeau ?

En bref, le festival continue, scandaleusement, sans honte,
la machine s'effondre par pans entiers,
et les milliards purement et simplement dilapidés ne font qu'aggraver le désastre.

Il est temps de "changer de logiciel", c'est même carrément urgent.


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:: Projet secret-défense

Dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, l'extension du "secret-défense" opposable aux vilains juges d'instruction trop curieux, s'il en reste, à des lieux susceptibles d'abriter des secrets militaires, et non plus seulement cantonné à des documents "classés", cette extension donc fait grogner les magistrats des deux syndicats.
Circulez, rien à voir, défense d'entrer, secret-défense, revenez quand vous aurez l'autorisation idoine, sinon, la justice ne passera pas...

Finies les surprises et les perquisitions non prévues, et non autorisées au préalable.
C'est la porte ouverte à toutes les dérives, si le pouvoir judiciaire n'a plus accès à des pans entiers du territoire. C'est aussi le moyen de limiter encore les pouvoirs du juge pour rechercher la manifestation de la vérité, dans le cas de petites et grandes combines, sur les dossiers "gênants".
Gênants pour qui ?
La Grande Muette aurait donc des choses à cacher à la justice ?
Est-ce pensable ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/27/des-magistrats-s-insurgent-contre-le-projet-d-extension-du-secret-defense_1161132_3224.html#xtor=EPR-32280154

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:: Le logiciel LKP

Le terme est à la mode, changer de logiciel, manière de dire approcher les problèmes autrement, trouver d'autres méthodes pour contrer l'engorgement de l'économie mondiale, et sa brutale, féroce et durable asphyxie, par exemple.
Le logiciel LKP est une trouvaille intéressante, riche de fonctionnalités démocratiques, économiques, sociales.

En termes de mise en oeuvre, le logiciel LKP, breveté sans garantie du gouvernement, en Guadeloupe récemment, paraît fournir des résultats intéressants.

Sa duplication en Martinique semble avoir fourni assez rapidement un accord, sur une augmentation mensuelle pour les bas salaires, d'environ 250 euros, 247 précisément,
aux dernières nouvelles.
En Guadeloupe, il aura fallu plus d'un mois de grève générale pour qu'un accord soit "presque" trouvé, sur la base de 200 euros mensuels d'augmentation.


La méthodologie LKP consiste à prendre collectivement les problèmes urgents, en l'occurrence la vie chère, trop chère, à réunir les associations, les groupes sociaux et culturels, les syndicats, - et à exiger une solution, compréhensible et claire.

Une fois que les "partenaires" ont compris le message, le patronat, le gouvernement, les collectivités locales, finissent par venir autour de la table, et par comprendre aussi qu'ils ont plus à gagner qu'à perdre en donnant satisfaction au mouvement.

En particulier, le paiement des jours de grève, dont on devra reparler, permet de limiter la longueur de la grève, et de relancer plus vite la machine économique, c'est donc un élément majeur de la négociation.
Chaque fois que la grève est un cas de force majeure, le paiement des jours de grève s'impose, et c'est un excellent moyen de limiter les tergiversations.

Au fait, la preuve est déjà faite in situ que la méthode fonctionne, et qu'elle permet d'améliorer la vie des gens.
L'expérience Martinique, plus facile en apparence, et plus performante, aura bénéficié du savoir-faire acquis par les uns et les autres en Guadeloupe.
Et la prochaine expérimentation sera donc encore plus rapide, probablement...

On devrait pouvoir appliquer la même méthode, collective, pacifique, efficace,
pour s'attaquer aux autres problèmes sous-jacents,
le chômage, le manque d'emplois, de formation,
le manque de transparence des rouages économiques et financiers, par exemple.

Sans oublier la vie chère, l'injustice sociale, l'exploitation et les sur-profits, bien sûr.

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/27/guadeloupe-le-mouvement-n-est-pas-pret-de-s-arreter_1161383_3224.html#xtor=EPR-32280154&ens_id=1146113
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http://www.lemonde.fr/sujet/907b/elie-domota.html

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blog 280209

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:: Un blog SGDG
sans garantie du gouvernement
et parfaitement futile, évidemment
http://pacoalpi.blogspot.com/
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:: Et quelques textes de référence :
http://www.scribd.com/people/documents/21977
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lundi 23 février 2009

:: Nouvelles petites et grandes sornettes


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blog 23.02.09

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:: Nouvelles petites et grandes sornettes

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:: Le chiffre du jour

Le nouveau président des Etats-Unis a décidé de limiter à
500 000 US dollars le salaire annuel maximal des dirigeants des entreprises soutenues par le Trésor américain. Son propre salaire annuel serait de l'ordre de 450 000 dollars.
Allons-nous prendre exemple là-dessus ?

La présidente du patronat français a aussitôt fait savoir qu'elle était hostile à ce genre de limitation autoritaire, et que les entreprises françaises, tout de même, sauraient sans aucun doute se montrer raisonnables, d'elles-mêmes. Elle a tout à fait été entendue par les pouvoirs publics, évidemment. Félicitations.

Et pourtant, il va bien falloir se poser un jour la question : quel est l'écart maximum admissible entre les plus hauts salaires, et les plus bas ?
Est-il justifiable que le salarié le mieux payé d'une entreprise quelconque gagne dix fois plus, chaque mois, que le salarié lambda, au bas de l'échelle ?
Dix fois, vingt fois, trente fois plus ? Plus encore, mais pourquoi ?

Si l'on admet qu'un écart de un à dix serait acceptable, et pas plus, il va bien falloir augmenter sérieusement les bas salaires, non ?
Pour mémoire, 500 000 dollars représentent environ 390 000 euros, soit à peu près
32 500 euros par mois ...
Allez ! A peu près trente fois plus que le SMIC. Ramenons l'écart à dix. Carrément.
La nouvelle valeur du SMIC, 3 250 euros mensuels, permettra forcément de relancer la fameuse machine économique. Non ?

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:: Raisonnable

En réclamant sérieusement 200 euros d'augmentation des bas salaires, des retraites, des minima sociaux, des allocations familiales pour les petits revenus, le LKP de Guadeloupe s'est donc montré extrêmement raisonnable, puisqu'il demandait juste à compenser les effets de la vie chère, commune dans les îles, et non pas à rattraper les écarts avec les plus hauts salaires, sans parler des plus hauts revenus.

Mais pour sortir l'économie de l'embarras où elle s'est mise toute seule, il va bien falloir trouver le moyen de relancer la machine, de permettre à ceux qui ne s'en sortent pas à la fin du mois, d'acheter le nécessaire, et donc de consommer.

Moralité, la revendication d'une augmentation générale des bas salaires, des retraites, des minima sociaux, disons jusqu'à une fois et demie le SMIC, finira bien par s'avérer indispensable. Alors, pourquoi attendre ?

200 euros d'augmentation pour tous,
soyons réalistes, demandons l'indispensable...


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:: Un tsunami mondial, la fameuse vague de fond, suite...

Moteur asphyxié, la machine s'est enrayée,
elle s'étouffe, et ne parvient pas à remonter la pente.
Faute de débouchés, les stocks s'accumulent,
les outils de production tournent à vide, puis s'arrêtent,
chômage technique, plans sociaux, licenciements,
baisse de la consommation, chute des prix,
on passe alors de l'inflation à la déflation,
et de la récession à la dépression.

Au pire du creux de la vague, plus rien ne vaut rien,
ni l'or, ni le diamant, ni le dollar, ni le yen,
sans parler de l'euro, ni du zloty,
du franc suisse, de la livre ou de la couronne, tous dévalués, démonétisés,
les actions, les obligations, les titres de propriété, dans le même bateau,
effondrement généralisé, dépréciation mondiale des actifs,
et même le plus riche des pays riches n'y peut rien.

La planche à billets, allègrement sollicitée, fournit tant qu'elle peut,
et chaque milliard supplémentaire vient aggraver un peu plus le désastre.
Trop de crédits, trop de dettes, trop de sur-profits,
trop d'impayés, trop de faillites, trop de cessations de paiement,
trop de plans de sauvetage inutiles, - banqueroute mondiale,
qui commence par les plus endettée, puis les plus pauvres,
et gagne inévitablement tous les autres, sans exception.

Quelques pessimistes annoncent déjà qu'il paraît trop tard
pour enrayer la catastrophe planétaire, inévitable,
et conséquence naturelle du système capitaliste lui-même,
tandis que quelques optimistes avancent qu'il est temps de décider
de gérer l'économie, les échanges, la production de biens
avec un autre modèle, un tout petit peu plus équitable...

... Quant aux 20 pays les plus riches, ils font leurs comptes,
et prononceront de beaux discours vibrants de belles intentions,
au lendemain du 1er avril prochain, c'est tout dire.

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:: Douze petites questions anodines pour se détendre les neurones


Est-il vraiment nécessaire de sauver le système économique actuel ?

Est-il possible de re-fonder le capitalisme mondial ? De le réformer ?

Faut-il moraliser le marché financier international, est-ce pensable ?

Peut-on vraiment nettoyer le bilan des banques ?

Faut-il récompenser la prise de risques financiers ?

Peut-on imaginer des entreprises sans actionnaires ?

Devrait-on se passer définitivement des paradis fiscaux ?

Combien de temps peut-on vivre à crédit ?

Est-il possible d'imaginer un monde sans crédits, sans créanciers ?

Fallait-il accepter l'idée d'insolvabilité, et jusqu'où ?

Allons-nous revenir, en sommes-nous déjà, au simple troc ?

Sommes-nous responsables de l'avenir de cette société ?

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Ressources

Le pire devient de plus en plus vraisemblable.
Dixit Jacques Attali :
http://www.slate.fr/story/le-pire-est-encore-%C3%A0-venir


Un blog remarquable à visiter régulièrement :
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/02/07/betisier-presidentiel/


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Et le nombre du jour : LXIV !!!
S'agit-il de petites bougies, imaginaires,
sur un délicieux gâteau, accompagné
d'un savoureux chocolat, mais oui...
Commence alors, évidemment,
un autre décompte amusant,
mais pour combien de temps ?
Tout autant ?

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Eros dormait dans les bras de Morphée,
du sommeil du juste qui nourrit le rêve,
- qui donc aurait osé le réveiller,
au risque de le voir d'un coup s'envoler ?

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:: Et quelques textes de référence :
http://www.scribd.com/people/documents/21977

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